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GAEC des truites de l’Aube : Rue du Mont Remin, 21520 Veuxhaulles-sur-Aube - 03 80 93 52 58 - truites-de-laube21@wanadoo.fr - <a href=
Projet initié il y a deux ans, il devenait vital pour le GAEC de se doter de ses propres moyens afin de développer son activité de produits transformés.
En tant que premier partenaire des territoires, le Conseil Général a voulu être à ses côtés et, pour ceci, mobiliser, son programme destiné au soutien des micro-filières, intégré dans l’accord cadre avec la Chambre d’Agriculture.
Le GAEC des truites de l’Aube
La pisciculture existe depuis les années 60, le GAEC depuis 1989, il a été formé par les 2 associés : MM. TSCHERTER et NUSSBAUM.
30 tonnes de poissons produites par an pour un chiffre d’affaire en progression constante : 260 000 € en 2012, 280 00 € attendus en 2013 malgré l’inondation.
3 espèces élevées : truites fario, Arc-en-ciel, saumon de fontaine
Activités :
- achat de truites sur place
- produits transformés (Rillettes de truites, Truites fumées, mousse de truite aux truffes de Bourgogne ou aux algues ou à l'indienne, œufs de Saumon de Fontaine).
- livraison de poissons vivants pour des sociétés de pêche et comités d’entreprises
- fourniture en poisson de restaurateurs et professionnels de l’alimentation dans un rayon de 100 km (Dijon, Troyes, Langres, Chaumont...)
- Le GAEC fait des produits transformés depuis 2002 et à lancé sa propre gamme en 2006. Ce secteur en développement représente 25% de son chiffre d’affaire aujourd’hui. Le nouveau laboratoire inauguré vient à l’appui de sa stratégie de diversification de son activité. Il sera donc consacré à l’abatage et au filetage des poissons (levée des filets), puis à leur conditionnement.
Plan de financement : 104 926 €
Conseil Général : 10 492 € (10%)
Fond Européen de la Pêche : 14 112 € (13,4%)
Conseil Régional : 7 206 € (6,9%)
Discours de François Sauvadet Président du Conseil général de la Côte-d'Or
En tant que premier partenaire des territoires, le Conseil Général a voulu être à vos côtés et, pour ceci, mobiliser, son programme destiné au soutien des micro-filières, intégré dans l’accord cadre avec la Chambre d’Agriculture.
Entre 2009 et 2013, ce sont 14,9 M€ qui ont été injectés par le Conseil Général de la Côte-d'Or sur l’ensemble des filières agricoles du département.
Cela représente pas moins de 50 M€ de travaux, d’acquisitions ou de soutien à l’économie, à l’environnement ou à l’action sociale de l’agriculture durable.
Les aides aux microfilières ont contribué au maintien d’une agriculture diversifiée et à forte valeur ajoutée, en permettant d’élargir le champ d’activités de l’agriculteur.
De 2009 à 2013, le Conseil Général de la Côte-d'Or a subventionné 35 dossiers dans le cadre des aides aux microfilières soit 378 526 €.
Objectif : Favoriser la diversification des productions sur l’exploitation intégrant la production, la transformation, et la commercialisation, favoriser l’installation de jeunes dans le tissu rural, et encourager les productions de qualité issues d’un savoir faire traditionnel ou d’un terroir
Nous avons en effet pleinement conscience que l’agriculture départementale est riche de son extraordinaire diversité.
Grande diversité des types de productions concernées : volailles, viande bovine, ovine, porcine, produits laitiers, gibier, escargots, poissons, fruits rouges, légumes, produits de la ruche…
Nous nous étions d’ailleurs fait l’écho dans le Côte-d’Or Magazine (juin 2013) de votre travail avec le restaurant, le Sabot de Venus à BURE-LES-TEMPLIERS, dont le propriétaire se loue de la qualité et de la fraicheur de vos produits.
A côté des cultures ou élevages traditionnels, la pisciculture a toute sa place et sait la revendiquer avec brio si j’en juge de la qualité de vos produits et de la passion dont vous faites preuve.
J’ai été très heureux de vous rencontrer cette année à la « Ferme Côte-d’Or » ou vous avez ravis petits et grands par vos aquariums ainsi que par vos dégustations.
Le GAEC a été sollicité par la Chambre d’Agriculture pour exposer à l’intérieur de la Ferme Côte-d’Or, c’était la première fois qu’il y participait.
Vous montrez d’ailleurs volontiers votre activité car vous ouvrez volontiers vos portes aux groupes scolaires, comités d’entreprise ou tout simplement à des groupes d’amis.
Les inondations de mai 2013
C’est cette passion dans votre travail qui vous fait supporter et traverser les épreuves.
Dégâts :
5,5 t de poisson de différents formats (de l’alevin de quelques grammes à des adultes de 2 kg se sont enfuis). L’assurance a couvert cette perte.
2 murs de soudainement ont été gravement endommagés et un vannage a été déplacé en raison de la pression de l’eau.
Ces dégâts sont intervenus sur des structures non assurables et représentent un coût en travaux de 10 à 15 000 €
Une demande a été adressée à la DDT pour obtenir une indemnisation au titre du Fonds des calamités agricoles. Une réponse négative leur a été apportée, à ce jour de manière encore officieuse.
Je n’oublie pas que cette inauguration intervient alors que votre exploitation se relève des dégâts subis du fait des inondations d’avril dernier.
En son temps je m’étais rendu sur place avec le représentant de l’état.
Les propriétaires du GAEC n’ont pas bénéficié de gestes de solidarité particuliers.
Elle vous avait durement impactée car une part importante du cheptel s’était sauvé à cette occasion.
La crue avait aussi eu des conséquences matérielles importantes sur vos installations.
Je sais qu’il vous a fallu beaucoup de courage et de temps pour :
- faire le bilan des dégâts
- trier par catégorie et par espèce le cheptel restant qui s’était mélangé (15 jours).
Je tiens à vous dire toute mon admiration pour votre ténacité, votre capacité à rester debout dans ces difficultés et à relancer l’activité.
Le Conseil Général a d’ailleurs pris l’attache de la Chambre d’Agriculture et les services de l’Etat afin de trouver des solutions adaptées pour vous soutenir dans cette période compliquée.
En tout état de cause, l’inauguration de ce jour est un signe d’optimisme pour votre exploitation et son avenir et je gage qu’elle vous permettra de dépasser le plus vite possible ces difficultés et de ravir, plus encore, nos papilles.