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Les Ateliers VORTEX
71-73 rue des Rotondes
21000 DIJON
contact@lesateliersvortex.com
www.lesateliersvortex.com
Le Conseil Général a créé en 2009 le Prix Jeunes Talents Côte-d’Or – création contemporaine avec pour objectif de soutenir la création contemporaine en Côte-d’Or en favorisant les approches pluri- disciplinaires. Organisé sous forme d’un appel à projets, le Prix Jeunes Talents Côte-d’Or – Création contemporaine est une aide financière attribuée par le Conseil Général en vue de la création d’une œuvre. Ce Prix départemental peut être accompagné d’accessits dans la limite du budget voté par l’Assemblée Départementale.
Cette année, Le Conseil Général de la Côte-d’Or présente les oeuvres des lauréats 2009 /2012 au sein des ateliers Vortex.
EXPOSITION DU 4 NOVEMBRE AU 11 NOVEMBRE 2013
Lauréats 2009-2012 :
EDITH BASSEVILLE Sculpteur sur métal - Plasticienne 36 ans, née le 17 avril 1977 à Chenôve.
Elle a exposé recemment au musée municipal de Semur-en-Auxois, au Palais des ducs de Bour- gogne et au Chateau de Sainte Colombe en 2012 lors de l’exposition collective Entrelacer, des lignes au volume.
Je suis partie d’un constat simple: depuis longtemps, le son du violon m’horripile, au sens propre comme au sens figuré. Une relation s’est installée entre le son émit par cet instrument, le phénomène plastique ressenti à la surface de ma peau, ainsi que la tension intérieure qui s’ins- talle en moi.
C’est donc en partant de ce phénomène que j’ai engagé la création de cette installation.
A partir d’improvisations sonores au violon, j’ai conçu une bande sonore
« acidulée » et entêtante, ponctuée d’accalmies. J’ai commencé, en pa- rallèle, un travail gestuel autour de la « trace », réalisé dans l’instant à l’écoute de ces mêmes improvisations sonores. Avec mes mains et mes bras prolongés d’un lacet trempé dans l’encre de chine, j’ai retranscris plastiquement les sensations perçues, par une danse à la surface de la feuille. De l’observation de ces tâches, j’ai réalisé trois sculptures, à base de fils métalliques et de fer forgé, qui, ainsi suspendues dans l’espace tournent lentement au gré d’un léger courant d’air. Autour de ces formes, le vide prend toute son importance et l’ombre projetée compose, sur les toiles blanches posées au sol, un dessin mobile, insaisissable et immaté- riel. La bande sonore accompagne l’ensemble.
CHARLINE CABARET Vit et travaille à Dijon (également sous le pseudonyme Suzy-Oh).
C'est après trois ans d'arts appliqués et quatre ans à l'ENSA de Dijon, qu'elle s'est tournée vers le dessin et l'impression artisanale de manière autodidacte. Elle expérimente, au travers de son travail, différentes techniques
; la linogravure et le dessin à la plume s'impose comme médiums de prédilection. Au fil du temps son travail graphique s'oriente à la fois vers la narration et vers l'expérimentation formelle. La création, en 2011, de l'association WONDERPRESS et le lancement de SPACECRAFT, un fanzine collaboratif, en juin 2013 sont à la fois des moyens d'exprimer ses créations mais aussi de partager et promouvoir les talents d'autres créateurs (peintre, photographe, designer graphique, sculpteur...). Sa vision de la création contemporaine se veut axée vers le savoir-faire manuel, la mixité des médiums et un certain questionnement sur la réalité (au travers de recherches sur l'inconscient).
OMBRE (extrait)
-4 gravures en reliefs présentées sous des cadres de
40x50 cm.
-4 cadres rassemblants dessins préparatoires, recherches, esquisses : 50x75 cm
OMBRE est un livre. Ce roman graphique en cours de réalisation, prend la forme d'un récit initiatique. Il s'apparente également à l'autofiction, car né de rêves et de tentative d'exploration de mon propre inconscient.
Les différentes étapes de création et fabrication de ce livre sont exécuté à la main : dessin, calligraphie puis gravure en relief, impression puis reliure.

COMPAGNIE COLÉOPTÈRE Formés à «l’École de mime corporel dramatique» aux Ateliers de Belleville de Paris et à «l’Haute École des Arts de Berne» (Suisse) puis au travers de nombreux stages de danse contemporain, de la danse classique et de la Pantomime, Yannick Longet et Maren Gamper créent la Compagnie du Coléoptère en 2010.
La Compagnie a reçu le Prix « Jeune Talents 2010 » du Conseil Général de Côte d’Or, le soutien de la Région Bourgogne, l’ABC de Dijon et de la Mairie de Dijon, travaille en collaboration avec le Teatro Palino à Baden en Suisse, le Smock Alley Theatre à Dublin en Irlande et le Théâtre Mansart à Dijon. Elle a participé à la Bourse Internationale à Thoune en Suisse et était invité à la Compétition Européen du Cabaret à Bolzano en Italie. La Compagnie du Coléoptère fait parti du Réseau de Diffusion Affluences.
Théâtre sans parole.
Imaginé, créé et interprété par Yannick Longet et Maren Gamper
Scénographie Marc Brunner, Création Lumière William Berne Presse/Diffusion Elise Voilly, Crédits Photos SFrezza/Le Dèd
Traquant les recoins du sentiment amoureux, le Coléoptère livre un spectacle puzzle, orné de naïveté et tente de retracer les étapes possibles d’une vie à deux.
Chronique des Sentiments est un réceptacle d’imagerie intimiste et nostalgique, le tissage de l’histoire d’un homme et d’une femme entremêlés de leurs sentiments et renoncements.

VINCENT CARLIER est enseignant à l’Ecole National Supérieure d’Art de Limoges (volume / sculpture / installation). Il a réalisé de nombreuses expositions telles que WOW !, Les Bains-Douches à Alençon, D.I.Y à Ecole d’Art de Belfort, Optimum Anthropocène, Toshiba House à Besançon, L’équilibre des forces au centre d’arts plastiques et visuels de Wazemme, sur une proposition de La Malterie à Lille, etc
SAGITARIUS B2 2012
140 x 60 cm, acier, pvc, dispositif éléctronique, nébulisateur haute fréquence, arômes de rhum blanc et de framboise contenant du formiate d’éthyle.
Un brouillard aux parfums de rhum et de framboise se vaporise peu à peu et envahit la salle d’exposition. C’est l’odeur que l’on pourrait rencontrer dans une partie de la constellation du sagittaire : sagittarius B2. Sagittarius B2 est un nuage moléculaire géant composé de gaz et de poussières. Grace à des analyses spectrographiques, on à découvert que ce nuage contenait, entre autre, une très grande quantité de formiate d’éthyle, substance aromatique responsable de l’odeur du rhum et de la framboise.

THOMAS FONTAINE né en 1980.
vit et travaille à Dijon. Il a réalisé de nombreuses expositions telles que «Disgrâce» au Générateur à Gentilly, à la Forges d’Ampilly en Bourgogne, au sein de l’Espace 24/Institut Supérieur des Beaux Arts de Besançon, au Wharf, Centre d’Art Contemporain Basse Normandie et a récemment exposé «L’infini mis à la portée des caniches» à la Galerie Interface de Dijon.
(...)Ces territoires qui rassurent autant qu’ils emprisonnent donnent à ce jeune créateur l’occasion de déploye plastiquement ce mécanisme d’oppression à l’apparente innocence mais de l’île d’Utopie aux camps d’internement nous savons historiquement hélas qu’il n’y a qu’un pas pour peu qu’on s’intéresse moins aux hommes tels qu’ils sont, mais davantage à ce qu’ils devraient soit disant être ; quitte à les faire entrer de toute force dans des paradigmes inadéquats.
Thomas conçoit alors son terrible atlas comme la projection plastique d’un gouvernement par la peur comme Buzzati en littérature nous livrait les dessous de sa citadelle, au royaume de la haine de l’autre, les tyrans sont toujours rois.(...)
ESTHETIQUE DE LA VIOLENCE. Laurent Devèze

ULYSSE LACOSTE En 1999, après un bac scientifique, étudie la sculpture sur métal à l’Ecole Nat. Sup. des Arts Appliqués et des
Métiers d'Art (75). En 2002, présentation du Diplôme des Métiers d’Art avec un travail de sculptures en mouvement, mise en scène poétique de principes physique simples (gravitation, aimantation, trajectoires,…)
Ce travail est lauréat 2002 de la fondation Bleustein-Blanchet pour la vocation. Expose ensuite à l’Odéon (paris 06), à la galerie An.Girard (paris 14), à l’évènement En Vis-à-vis (Neuilly s/Seine 92) et à la galerie Lazoukine (Deauville 27).
En 2012, Lauréat du prix jeunes talents de la côte d’Or pour le projet « Déséquilibré », mise en scène de sculptures mobiles.
En 2013, Prix de la sculpture monumentale à la biennale de sculpture contemporaine de Nolay (21).
Dans le cadre de cette exposition et par rapport à l’avancement de mon travail, je propose 4 pièces que le public sera invité à manipuler dans un parcours.
Elles abordent l’univers des formes mobiles à 4 échelles : Celle de l’œil et du doigt où nous porterons un regard sur des volumes, rencontrerons leur masse et leur texture.
Celle de la main passeuse ; Là nous ferons l’expérience de la passation d’énergie pour mettre une masse en mouvement. L’échelle du corps à corps, qui nous demande de s’impliquer physiquement, et l’objet devient le prolongement du corps.

JULIE LARDROT Après des études d’arts appliqués à l'école Boulle, Julie Lardrot obtient son Diplôme de Métiers d’Arts Costumier- Réalisateur en 2002.
Sa rencontre avec la metteur en scène Sandrine Anglade sur La Reine des Glaces de Julien Joubert à l'Amphithéâtre de l’Opéra Bastille (2003) a été ensuite le déclenchement d’enrichissantes collaborations auprès de Christophe Ouvrard sur Le petit ramoneur de Benjamin Britten mis en scène par Bérénice Collet au Théâtre des Champs Elysées (2004); et toujours avec la Compagnie Sandrine Anglade, assistante et réalisatrice des costumes imaginés par le scénographe-costumier Claude Chestier sur Le petit Roi du Temple de Jean-Daniel Mangin à l’Opéra de Massy (2005), L'amour des trois oranges de Prokofiev à l'Opéra de Dijon (2010), L'oiseau vert de Carlo Gozzi à l'Opéra de Dijon (2010),Le Cid de Corneille à la Maison de la Culture de Nevers (2013). Parallèlement à son métier de costumière, Julie a obtenu une Bourse Défi Jeunes pour la création de son conte chorégraphique et musical Le Souffle du Loup à Bondy (2009). Et plus récemment, elle crée O2LA joue l’opéra de la lune de Jacques Prévert pour le festival A pas contés de Dijon.
C’est la pure écriture poétique du texte de Jacques Prévert qui m’intéresse ici et que je veux faire entendre grâce au soutien de la musique lunaire de Norbert Lucarain. Une pas- serelle entre voix parlée et voix chantée, entre slam lyrique et human beatbox surplombera un flot musical tantôt doux et mélodieux, tantôt pop-rock électro. Une poésie musicale illustrée par des projections live d’images et d’objets manipulés en temps réel sur la vitre d’un rétroprojecteur de bureau, objet désuet et familier des salles de classe d’antan.

FIONA LINDRON vit et travaille à dijon, elle obtient son dnsep à l’ensa dijon en 2006.
Les vidéos, photographies et installations sont le reflet de rencontres humaines et géographiques. Elles font référence au genre cinématographique mais ne livre aucune explication ni dialogue. Ces images sont le reflet de l’état mental des personnages, de son rapport fantasmé aux rencontres. Le travail de fiona lindron a été montré au wharf centre d’art contemporain Basse Normandie Hérouville st clair(France), au festival bandits-mages Bourges(France), à Opticafestival Gijon(Espagne),au Palais de glace Buenos Aires Argentine. au Musée National Reina Sofia Madrid Espagne et au Haus der Kulturen der Welt Berlin Allemagne dans le cadre des Rencontres Internationales Paris / Berlin / Madrid etc
Les possibilités du réel. Chez Fiona Lindron, on assiste à la constitution d’un univers fictionnel à partir de fragments prélevés dans la réalité, lors de rencontres bien souvent provoquées. Elle entretient d’ailleurs un écart particulièrement ténu entre ses personnages et sa propre personne. Ses vidéos portent en elles l’énoncé de leur authenticité comme de leur artificialité –tout dépend si l’on y croit ou pas.
Cette ambiguïté, singulièrement exploitée, lui permet de questionner l’unité fictive et l’effet de réel auxquels le cinéma reste souvent très attaché. Ses fictions sont nourries du cinéma -des fictions auxquelles il manquerait le début et la fin, des fictions sans narration. Cette suspension du récit est bien la singularité de l’écriture de Fiona Lindron qui nous met à l’épreuve d’une résolution toujours repoussée.

ROMAIN MORETTO Admirateur de Confucius qui se distinguait par une infatigable envie d’apprendre, j’ai tenté et tente encore de me passionner pour la génétique, l’habitus, le post-humanisme, les lettres, le devenir des choses, et l’action sans finalité, en entreprenant pour cela des études en génie biologie, lettres modernes, audiovisuel, informatique, beaux- arts, et histoire de l’art. Mon plus grand regret sera de ne pas avoir entamé d’études de sociologie, puisque mon travail s’articule autour de la question de l' individu contemporain - dont je tente d’en esquisser un portrait - et que je confronte, entre un certain humour satirique, et une violence sociale et interne, à ses propres questionnements. Aussi l’artiste est cet individu en quête de lui-même, rêvant du geste sublime mais sachant l’impossibilité de l’art à concrétiser ses rêves. Rien à prendre (2011) La langue ici, de par sa construction, parle d’elle- même. Les sonorités vont découper le texte, morcellement renvoyant à la fois à son processus de création - découpage et assemblage de citations - et à son personnage, qui ne peut se définir autrement que par le discours des auteurs qu'il aurait lus.

JULIEN MUNSHI Diplômé de l’Ecole Nationale Superieure de Dijon. Enseignant à l’Académie des Arts Appliqués, Quetigny
il a réalisé de nombreuses expositions: Dreimal Klingeln, Biennale de la jeune création à Mayence en Allemange , Un devenir autre au CRB Haus Burgund à Mayence en Allemagne , Sculptures en l’ Île à Andresy en France, etc.
Les théories mécanistes des philosophes des XVe et XVIIIe siècle ont ouvert la voie à notre conception moderne d’un corps-objet purgé de son sens symbolique et appréhendé comme une combinaison d’éléments et de fonctions. Ce corps machine se présente comme un assemblage d’organes et de cellules, susceptibles d’être prélevés, greffés et transplantés. Le corps devient un puzzle et les pièces se trouvent, s’échangent et circulent presque comme n’importe qu’elle autre marchandise du circuit économique. Parfois insuffisantes pour juguler, les défaillances du corps sont relayées par des prothèses, des orthèses, des microprocesseurs, des appareils d’assistance ou des pacemakers: la mécanique prend le relais de l’organique(....)La vie n’est plus qu’un code à décrypter, les organismes se conçoivent comme des processus, ainsi, dans cette optique, le corps n’est plus qu’un véhicule temporaire, il prend place dans une nature recrée de toutes pièces par les êtres humains devenus concepteurs de leur propre destinée biologique.

EMMA PERROCHON ET FREDERIC SANCHEZ
EMMA PERROCHON Née en 1987 à Auxerre, développe son travail de sculpture en déviant des techniques ou des objets issus de l’artisanat. Ses tra- vaux peuvent à la fois être perçus comme ayant une fonction décorative ou concrète (bibelots, contenants, socles) tout comme appartenant au champ spécifique de l’art contemporain, en considérant leur capacité à en refléter les codes. Elle interroge ainsi avec amusement les supposées frontières entre différents domaines du faire humain (art, artisanat, design).
Elle a notamment participé à la Biennale Internationale de Céramique Contemporaine de Vallauris (2010), en remportant le prix spécial jeune artiste, à l’exposition collective Cosmotopia (2012) qui s’est tenue à l’espace Le Commun, au BAC (Bâtiment d’Art Contemporain) de Genève et a présenté sa première exposition personnelle en 2011 à Où, lieu d’art Marseillais.
FRÉDÉRIC SANCHEZ Né en 1983 à Auxerre, il a obtenu le DNSEP à Dijon (2008) et a aussitôt rejoint la promotion Post Diplôme de L’ENBA Lyon. Il est actuellement élève de l’école Offshore à Shangaï et participe au programme de recherche intitulé «Création et mondialisation» (2013/2014).
Il est animé par une double quête. D’un côté, il explore l’histoire de la peinture abstraite et en propose une continuité en renouvelant les grands thèmes du genre, de l’autre, il enquête sur ses racines, ce qui l’amène à voyager annuellement au Viêt-Nam. Sa première exposition personnelle se tient à Hanoï en 2007. Il a depuis participé aux expositions d’Olivier Mosset intitulées «Portrait de l’artiste en motocycliste» et «The artist as a collector» qui se sont déroulées au CNAC, Le Magasin de Grenoble (2009), au Musée des beaux arts de la Chaux de Fond (2010) et au Musée d’art contemporain (MOCA) de Tucson en Arizona (2010/2011).
La pièce présentée est une sculpture en étain pur, un dripping sculptural. Sa forme travaillée par l’eaupuise sa source dans une tradition païenne scandinave: la veille du jour de l’an, un petit morceau d’étain fondu est jeté dans l’eau ou la neige pour obtenir une forme dont la silhouette et son ombre projetée sont interprétées comme une vision pour l’année à venir. En décontextualisant ce rituel folklorique et en réutilisant ce processus à une bien plus grande échelle, on déplace ainsi une tradition populaire dans le champ de l’art, tout en conservant sa poétique.

PIERRE RAVELLE CHAPUIS Né en 1983. Vit et travaille à New York.
Il a réalisé de nombreuses expositions. A la galerie Triple V à Paris et a reçu le Prix de L’Académie Noilly Prat
décerné en 2009, Il s’appuie sur les apports de la physique moderne à la conception que chacun a de la réalité. Dans ses installations, la réalité est comme perturbée par des bugs , événements extraordinaires créant des distorsions et mettant en doute notre perception du monde réel. Les objets, dépouil- lés de leur banalité quotidienne, questionnent leur interaction avec l’espace qui les entoure.

VINCENT REGNARD En 2007, il crée la compagnie Manie avec le soutien de différents partenaires régionaux et lance la création du spectacle L’air de rien, pièce pour deux jongleurs et un musicien. Sorti en février 2009, ce spectacle est toujours en tournée pour la saison 2012-2013. C'est avec cette même compagnie qu'il entreprend ce nouveau projet « Tiens-toi-droiT» pour lequel il a remporté le prix jeune talant côte d’Or en décembre 2011.
En 2004, il fait parti de la compagnie Jérôme Thomas, interprète dans le spectacle Rain/Bow (ballet jonglé 2006)
et pour la création Libellule et Papillons (danse sur rollers, échasses et manipulations 2008).
Sur scène un étrange chantier se dessine. Jongleur de son état, Vincent Regnard délaisse les objets traditionnels du jonglage et trace son chemin d’une boîte qui l’enferme à un cadre qui s’envole. Incarnant un personnage au travail, il se retrouve sur ce chantier face à un tas de tubes métalliques récalcitrant. Il trie, manipule, jongle, s’emmêle et s’empêtre dans ce véritable casse tête. Il ne ménage pas ses efforts et les évènements tournent à l’humour et à la dérision. D’obstination en échecs, on assiste au travers des essais et des inventions en tous genres, à la naissance d’une étroite relation entre un corps et des objets. Chacun se trouve tour à tour manipulé ou manipulant, pour au final, créer ensemble une danse en s’appuyant l’un sur l’autre.

ANNELISE RAGNO et ELODIE RÉGNIER
ANNELISE RAGNO Née en 1982 à Dijon, vit et travaille à Dijon.
Diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Dijon, Annelise Ragno questionne la représentation du corps filmé ainsi que les notions de durée et de suspension du temps. A travers un certain illusionnisme, l’artiste nous livre des images qui ne se laissent pas déchiffrées au premier regard et qui offrent au regardeur tout un monde d’indices à appréhender. Elle a été lauréate du prix de la Fondation Zervos en 2012, elle a réalisé de nombreuses expositions dans des lieux tel que la galerie Premier Regard à Paris, le FRAC Haute Normandie à Sotteville-lès-Rouen, La Goulotte à Vezelay
ou encore le Musée des Beaux Arts de Dijon.
(...)Les images d’Annelise Ragno ici rassemblées font toutes en somme l’éloge de l’attente. Si elles ne se livrent pas à première vue, c’est que rien n’est jamais donné à voir dans l’immédiat du regard. Ce n’est pas qu’elles refusent de se dire mais elles exigent de celui qui les découvre qu’il prenne son temps. Qu’il leur donne son temps. La démarche contribue ainsi à nous rappeler que toute œuvre procède d’un temps réfléchi et qu’elle s’informe dans l’étendue de ce temps-là. En amont, au regard de la lente maturation de l’idée que l’artiste a en tête et des possibles conditions de sa réalisation ; en aval, dans la force prospective et durable de la mémoire à faire trace. Dans cet entre-deux, l’attente de l’œuvre est l’occasion pour le regard de se laisser aller à la découverte de tout un monde d’indices qui fondent l’art d’Annelise Ragno et qui nous parlent de la vie, de la mort et de l’autre, voire nous renvoient à nous-mêmes.

ELODIE RÉGNIER Née le 5 janvier 1981, à Dijon. Vit et travaille à Dijon.
Elle a exposé au générateur lors de l’exposition Allons lever la lune à la Nuit Blanche en 2010 à Paris.
(...) Elodie Régnier évidemment se pose des règles qu’elle doit sans cesse défaire ou négocier. Cette photographe d’aujourd’hui met en place des plages de silence, elle met à l’écart et à la fois en résonance ces histoires de familles qui ne sont pas les siennes, des histoires de guerre qui n’en sont pas, des images de terrain vague qui n’ont de vague que le silence des dinosaures, une idée pâle de chute de la RDA.
Au brouhaha de chacun elle s’emporte et claque la porte, n’entendant que sa propre mesure, elle se donne une sorte d’espace assez particulier qui met en retrait ce qu’elle fait seule afin de ne pas se faire phagocyter par les plus ou moins-values des ordonnances de la vie tout court.
(...) La manière importe peu donc, c’est le ton le plus important, et celui de cette photographe est dans la démesure bancale, du désarroi, du presque pas beau, du presque fini, pour mettre en jeu et à mal cette idée toujours du plus grand, du beau, du plus fort, du mieux, du tout nouveau. C’est fatigant d’être le dernier, pis encore le premier, alors même qu’il faut du coeur au combat; le combat des jours est d’aller au travail, oui!
Ne pas renoncer au jour qui se lève, mettre au boulot ses lumières.
