Quingey et son bel hôtel de ville.

Quingey et son bel hôtel de ville.

Info+ :

Quingey compte environ 1 300 habitants. 


Petit trésor de Quingey, le bel hôtel de ville...

Petit trésor de Quingey, le bel hôtel de ville édifié en 1845 trône sur la place central. Il remplace un édifice détruit en 1843. À l'origine, le rez-de-chaussée bordé d'arcades et d'ouvertures en plein cintre dont la clé de voute arbore une feuille d'acanthe, accueillait une salle de justice et de paix instaurée en 1790 dans chaque canton. On y trouvait également un logement pour le gardien. La salle du conseil se situait à l'étage aux fenêtres plus classiques. Elle cohabitait avec une bibliothèque et un logement pour le secrétaire de mairie. Un balcon à balustres parade sur la façade. Surmonté par un fronton triangulaire porté par deux consoles, il était destiné aux harangues publiques. Un alignement de consoles porte la corniche supérieure et souligne le bandeau au centre duquel est accrochée une belle horloge carrée. Un campanile au sommet duquel pivote une girouette domine le toit en petites tuiles. L'ensemble ne manque pas d'allure et mérite quelques photographies.

©André Beuchot ©André Beuchot

 

QUINGEY

La voie romaine de Lyon à Strasbourg via Salins qui traverse la ville témoigne de son ancienneté. Au XVIIIe siècle, on trouvait un moulin, un fourneau et une forge.

Fondé par Girart de Roussillon au VIIIe siècle, le château comtal fut remanié aux XIIIe et XVe siècles. Selon la tradition, il serait le lieu de naissance du futur pape Calixte II, (Gui de Bourgogne / 1060-1124), qui contribua à l'organisation des pèlerinages à Saint-Jacques-de-Compostelle. Il ne subsiste qu'une tour ronde à toiture conique elle aussi remaniée, intégrée à un corps de logis plus récent.

Les halles voisines édifiées en 1862 furent autrefois fermées.

Derrière l'hôtel de ville, on découvre la chapelle de la Confrérie de la Croix du XVIIe siècle. Elle doit son nom à une société d'entraide fondée en 1608. La confrérie fut dissoute après la Révolution. Une Vierge veille sur le portail.

Le couvent des Dominicains voisin remonte au XVIIIe siècle, mais il fut fortement remanié après la Révolution et réhabilité. Sa chapelle, dédiée à la Vierge, deviendra l'église paroissiale Saint-Martin. Cette église fit l'objet de remaniements au XIXe siècle. Le clocher avec baies géminées et toiture à l'impériale portant l'horloge remonte à cette époque. L'intérieur recèle de beaux lustres, un orgue et des tableaux de Henri Giacomotti, né à Quingey en 1828, celui du chœur représentant la célèbre scène de saint Martin partageant son manteau. Les chapelles latérales accueillent l'autel du Sacré-Cœur de Jésus et l'autel de Notre-Dame.

©André Beuchot ©André Beuchot

Au fil des rues, on croise de vieilles maisons, le lavoir caché derrière le couvent, un pigeonnier octogonal, une tour ronde avec pigeonnier, une demeure avec tourelle d'angle, une croix métallique dressée au sommet d'une colonne en pierre cannelée… Arc en pierre intégré dans une maçonnerie ici, descente de cave en arc là, les détails d'architecture ne manquent pas.

Passer sur le pont du XIXe siècle permet d'observer le barrage sur la Loue à l'extrémité duquel se trouvaient naguère les usines.

En rive gauche, l'ancien Hospice Dornier, très agrandi, a conservé une porte surmonté d'un fronton triangulaire. Sur l'arrière, se niche l’oratoire du Dieu de Pitié couvert de lauzes, érigé en 1625 par Jean de Molombe, curé de Dampierre, venu finir ses jours dans sa ville natale.

Route d'Ornans, un Vierge veille sur le bourg.

©André Beuchot

©André Beuchot

©André Beuchot