Jallerange, sa fontaine et le lavoir du Bas.

Jallerange, sa fontaine et le lavoir du Bas.

Info+ :

Jallerange compte 279 habitants.


Petit trésor de Jallerange, la fontaine et le lavoir du Bas interpellent les visiteurs.

À l'entrée ouest du village, presque sur la limite de la commune ce bel ensemble regroupe fontaine, abreuvoir et lavoirs. Construit au XIXe siècle, appelé "lavoir du Bas", il est alimenté par la source du Creux Bleu nichée à une centaine de mètres au sud. À cette époque, l’élevage nécessitait d’importants besoins en eau. L'eau qui sourdre de la fontaine carrée alimente tout d'abord un premier bassin non couvert, puis se glisse dans le grand lavoir bordé par deux parties latérales couvertes de tuiles. Elle bascule ensuite dans un bel abreuvoir entouré d'un pavage soigné.

À l'extrémité de ce bassin, un pilier carré supporte une statue de la Vierge Couronnée, portant l’Enfant Jésus sur son bras gauche. La grappe de raisin tenue dans sa main droite rappelle que la présence de la vigne au XXe siècle.

 ©André Beuchot

 

JALLERANGE

La voie romaine qui reliait Besançon à Pontarlier passait sur le territoire de la commune. Une des plus imposantes villas gallo-romaine de Franche-Comté fut découverte en 1771 par Claude Seguin, seigneur de Jallerange. Lors de la construction de la ligne à grande vitesse, la présence d'une exploitation agricole antique succédant à des occupations plus anciennes fut mise à jour aux lieudits Le Parc de la Ferme et Nautrey.

Construit au XVIIIe siècle par le seigneur de Jallerange, Charles-Antoine Seguin, membre du Parlement de Besançon le château remplaça une ancienne demeure consacrée à la vigne et au vin. Il recèle toujours deux imposants pressoirs. Un jardin à la française dessiné par Lenôtre dominé par un pigeonnier carré et un parc anglais créé un peu plus tard entourent le domaine

À proximité, on s'attarde devant le second lavoir avec bacs à laver debout portant la date de 1883. Complété par un abreuvoir, on y trouve également une Marianne et un surprenant chandelier à neuf branches.

©André Beuchot ©André Beuchot

Près de l'entrée ouest, un bel ensemble de ferme fait face à un vieux pressoir. Entre cet ensemble et le château trône l'église de l'Assomption-de-la-Vierge. Sur le portail, une date pourrait rappeler l'époque de construction : 1736. Sur la gauche de la façade, on repère un petit bas-relief hélas mutilé. Un campanile surmonte le clocher comtois.

Pour sa part, l'ancienne maison commune a conservé son enseigne frappée de la date : 1867.

Du côté des légendes, vous pouvez tenter de retrouver la marmite pleine de pièces d’or qu’un contrebandier aurait caché dans un murger au XVIIIe siècle.

Au nord, un pont métallique enjambe l'Ognon.