Petit trésor de Byans-sur-Doubs, la curieuse fontaine lavoir de Pénière vous ravira. Il faut glisser dans les ruelles étroites qui nous entrainent à l'extérieur du bourg vers le sud jusqu'à découvrir un ensemble à la forme singulière et rarissime.
Cette construction avec l'extrémité en arc de cercle regroupe plusieurs fonctions. On trouve la fontaine pour l'eau potable, le lavoir à deux bacs construit pour laver debout, ce qui évite de se casser le dos et protégé par un toit à compluvium et enfin l'abreuvoir pour les bestiaux. Grâce à cette forme en arc de cercle, les animaux pouvaient se caler les uns contre les autres sans se disputer l'eau.
Il fut construit au XIXe siècle, comme la majorité des lavoirs, avec des matériaux locaux selon les plans de l'architecte Painchaux. En plus de sa construction en impluvium pour récupérer l'eau de pluie, il est alimenté par une tranchée filtrante creusée sur les conseils d'un sourcier, l'abbé Paramelle.
Adossé à la montagne, peu connu, il est devenu un lieu bucolique de repos et de fraicheur en été. Il étonne par sa conception, ses colonnes en fonte et en pierre.
Les rares visiteurs qui s’y rendent peuvent se remémorer les temps passés et apprécier la beauté du paysage environnant. Un lieu idéal pour les photos souvenirs et pour se plonger dans l’histoire locale.
Byans-sur-Doubs.
Malgré son nom, le village n'est pas située sur le Doubs, mais à 2 km de ses rives. Les automobilistes qui traversent le bourg, s'arrêtent parfois pique-niquer dans le parc municipal égayé par la roue en bois d'un moulin, ou s'attardent devant l'église Saint-Désiré au clocher-porche et dôme à l'impériale couvert de tuiles multicolores. Il pourrait remonter au XIIe siècle et cache des escaliers dans l'épaisseur des murs. Il fut toutefois remanié au XIXe siècle après un orage. Une reconstruction partielle au XVIIIe siècle a également préservé une partie du chœur. Un beau vitrail de saint Désiré apporte une touche de couleur dans un intérieur tout simple.
La place de l'église s'entoure de curiosités. Une jolie fontaine du XIXe siècle aux têtes de lion, un imposant portail avec inscription gravée et la mairie édifiée au XIXe siècle.
Au fil des rues, on croise de nombreuses portes de granges arrondies en plein cintre ou anse de panier. L'ancienne école ménagère, résidence de la Tour, profite comme son nom le suggère, une tourelle carrée.
Près de la sortie est, on croise une maison avec tourelle ronde, une autre dotée d'une jolie grille en fer forgé, l'oratoire de la Vierge du XIXe siècle et enfin, une croix en pierre portant un Christ.
Le lavoir-abreuvoir sans toit du Bout d'Amont ne manque pas de charmes non plus.
En partant vers le nord, on découvre le Foyer Cinéma construit par les habitants pendant l'occupation allemande de 1942 à 1944, une croix métallique portant des pampres de raisins près du cimetière puis le château des Combes, bâtiment du XIXe siècle avec fine tour octogonale convertit en maison de Retraite,
La gare a disparu mais l'ancien hôtel Chabod, réhabilité, est toujours là.
André Beuchot