Petit trésor de Corcondray, son vieux château médiéval caché derrière l'église menace de disparaitre. Il faut rechercher les vieilles cartes postales du village pour mieux découvrir les vestiges de l'antique forteresse.
La puissante tour carrée de vingt mètres de hauteur se dresse encore fièrement vers le ciel. On aperçoit encore une petite fenêtre. Sur sa gauche, une porte en plein cintre ouverte dans un pan de muraille donne accès à l'intérieur du domaine. Sur la droite, quelques brides de murs commencent à voir la végétation les recouvrir. Elle comptait jadis plusieurs étages, mais n'est plus qu'une coquille vide, érigée dans une cour de ferme.
Construit au XIIIe siècle, le château appartenait à la seigneurie des Montferrand. Après sa destruction par les troupes de Louis XI lors de la conquête de la Franche-Comté en 1477, les ruines furent aménagées en poulailler et chenil seigneuriaux en 1584.
La tour est aujourd'hui presque entièrement couverte de végétation, si bien qu'on la remarque à peine en arrivant. On peut se laisser aller au romantisme en l'observant, ou regretter son abandon. Mais comment sauver un tel monument dont le coût d'une restauration doit affoler ses propriétaires ?
Corcondray
Fière de son clocher comtois à l’impériale couvert en tuiles glaçurées, l'église Saint-Pierre et Saint-Paul remonterait au XVIIe siècle. Elle semble remaniée au XVIIIe ou XIXe siècle.
S'il reste peu de choses du château de Corcondray, le village conserve également un modeste manoir surmonté d'une tour carrée. Une partie de l'ensemble a disparu, le reste montrant les traces de nombreux remaniements.
En sillonnant les rues, on croise une grange au long toit, plusieurs maisons anciennes, la vieille bascule et un Christ en Croix accessible par un escalier à la sortie sud-est.
Le lavoir à deux bacs, bordé par un abreuvoir, nous attend avec sa fontaine demi-ronde à l'entrée nord, à quelques pas d'une antique éolienne.
Les plus curieux pourront se glisser jusqu'au hameau de l'Étang.
André Beuchot