16 février 2026
CORAI by Altitude Infra a installé et possède le réseau de fibre dans 224 communes du territoire. Alors que la fin du cuivre approche à grands pas, le gestionnaire de réseau avec son équipe de Côte-d’Or apporte des réponses aux élus locaux pour accompagner les collectivités et par rebond leurs administrés.
62 % des administrés qui se trouvent dans l’une des 224 communes de Côte-d’Or du réseau fibré de CORAI by Altitude Infra sont raccordés à la fibre. Si la statistique est plus qu’honorable quand on sait que les travaux se sont officiellement achevés en décembre 2024, elle reflète toutefois une préoccupation majeure pour les 38 % restants, soit environ 25 000 foyers : Que vont-ils faire quand Orange retirera le cuivre et qu’ils n’auront plus ni ADSL ni téléphone fixe à l’ancienne, avec la fameuse prise en T ?
« Ce réseau cuivre est voué à s’arrêter. Depuis janvier 2026, il n’est déjà plus possible de s’abonner à l’ADSL et donc au réseau cuivre, tandis qu'à la fin de janvier 2027, les 31 premières communes du territoire géré par CORAI, soit 4 140 foyers, connaitront un arrêt technique complet. 123 autres communes de notre territoire suivront en 2028, soit 19 500 adresses » détaille Michel Cazzoli, directeur régional centre et Ouest d’Altitude Infra.

Même si l’entreprise, 3e opérateur français derrière Orange et SFR, ne commercialise pas d’abonnements contrairement aux deux autres, elle a bel et bien déployé toutes les infrastructures aujourd’hui louées et utilisées par les opérateurs en relation avec le grand public, en tout cas, sur 224 communes de Côte-d’Or. Un investissement qui lui aura tout de même coûté 65 millions d’euros dans le département. En tant que propriétaire de ce réseau, CORAI by Altitude Infra porte la responsabilité de les entretenir et de les maintenir pour garantir la continuité du service numérique. L’entreprise sensibilise également tout un chacun à basculer vers la fibre pour ne pas se retrouver pris au dépourvu, quand le cuivre aura disparu.
Préparer la transition, suivre les évolutions
« Le maire connait ses administrés. Il sait lesquels pourraient demain être dans le besoin. Nous allons donc envoyer un mail à chaque maire des communes que nous couvrons pour lui indiquer les adresses non raccordées pour lui faciliter la connaissance et la sensibilisation des administrés concernés. » Pour aider au mieux les élus concernés, Michel Cazzoli précise que le courriel comprendra aussi toutes les modalités de raccordement ainsi que les raisons éventuelles d’un blocage telles qu’un problème d’adressage ou une casse sur le domaine public.

Pour renforcer encore le soutien aux élus dans cette démarche, CORAI by Altitude Infra met à leur disposition une plateforme numérique qui les guide pas à pas en fonction de leur problématique. Avec un accès qui lui a été remis, l’élu peut tout aussi bien signaler qu’il prépare une opération d’élagage, nécessitant une dépose temporaire de ligne aérienne, ou qu’un aménagement de voirie ou une nouvelle construction pourrait interférer avec des câbles souterrains. « Ils peuvent aussi nous signaler une panne ou un dommage sur le réseau pour que nous intervenions dans les meilleurs délais, en priorisant selon l’abonné touché, notamment si c’est une collectivité, un hôpital ou une entreprise par exemple, et selon les abonnements souscrits avec les opérateurs. » Pour ceux qui préfèrent un échange téléphonique, l’équipe, installée à Dijon, répond au cas par cas. « Tous les maires de notre réseau ont mon numéro de téléphone, mais ils échangent aussi beaucoup avec mon assistante, Mme Rousseau. Une relation particulière, de proximité, se crée. » La dimension humaine d’une petite entreprise avec les moyens d’un groupe d’envergure.
Nadège Hubert