30 janvier 2026
Pour l'année à venir, le groupe EDF en Bourgogne-Franche-Comté garde son cap de décarbonation. Décarboner pour un avenir durable, des territoires dynamiques et une souveraineté énergétique.
« La lutte pour les énergies fossiles fait rage. Il ne se passe pas un jour sans qu’on parle de pays détenteurs de réserves qui font l’objet de toutes les convoitises, par des accords commerciaux ou des méthodes plus musclées. L’intelligence artificielle mobilise de plus en plus de ressources énergétiques et minières. Les prix de l’énergie sont encore plus un facteur clé de compétitivité, c’est un avantage pour ceux qui produisent et un risque de dépendance pour ceux qui consomment. » Carmen Munoz-Dormoy, directrice de l’action régionale Bourgogne-Franche-Comté du groupe EDF, donne le ton de cette nouvelle année. Face aux partenaires du groupe, aux entreprises, aux élus, regroupés dans le futur siège régional d’EDF à Dijon encore en chantier, elle explique la nécessité d’agir collectivement pour une souveraineté énergétique. Grâce à la décarbonation bien sûr - avec sa formule déjà culte : « les énergies fossiles ont une place toute dédiée : dans le sol » - en produisant une énergie française nucléaire et renouvelable. Elle attire aussi l’attention sur l’impératif équilibre entre production et consommation. En effet, si la France peut se réjouir de produire une énergie bas carbone à 95 % avec une part d’énergies renouvelables en hausse, et d’en exporter toujours plus, elle consomme moins de cette même électricité. « Nous aurions pu produire davantage d'énergie, mais nous avons modulé car le réseau consommateur ne pouvait pas l’absorber, il n’en avait pas besoin. Nous avons donc largement de quoi électrifier notre économie ! »
La transition écologique comme levier de dynamisme territorial
Carmen Munoz-Dormoy le répète : les enjeux sur lesquels travaille le groupe s’inscrivent sur le temps long. « Mais ce sont les petits pas faits ensemble qui nous font avancer. » Ainsi, de nombreux projets ont été initiés, poursuivis, ou ont abouti en 2025. En matière de décarbonation du mix énergétique et d'électrification des usages d’abord, avec l’inauguration du projet européen Response à Dijon (autoconsommation collective), celle de la ferme solaire de l’Aéroparc de Fontaine et Reppe, l’extension des réseaux de chaleur urbain de Dijon, d'Autun, de Montbéliard et, bientôt, de Belfort, la pose de la première pierre du futur siège régional, bâtiment 100 % électrique… Si la région BFC ne possède pas de centrale nucléaire, Carmen Munoz-Dormoy rappelle que « pas une seule centrale française n’aurait pu se faire sans nous » : à Chalon, au Creusot et à Montbard, Framatome fabrique des cubes et des générateurs de vapeur ; Arabelle Solutions fabrique les turbines et alternateurs à Belfort (une extension du site est prévue).
Le groupe a également poursuivi ses actions de solidarité : soutien aux personnes en situation de précarité énergétique, soutien apporté à 21 associations (via la fondation EDF) sur l’ensemble du territoire… Ainsi que ses partenariats en faveur de l’économie et de la formation (avec la CCI, le MEDEF, la CPME, le Réseau Entreprendre, France Travail, l’Éducation nationale). Pour mener à bien l’ensemble de ses projets, le groupe a d’ailleurs embauché 898 salariés et 289 alternants en 2025. Au total, 8000 personnes travaillent pour EDF dans la région. « Tout cela illustre que la transition énergétique est une vraie opportunité pour créer de la valeur, de l’emploi et de la souveraineté industrielle pour la France et notre territoire », salue Carmen Munoz-Dormoy.
Vers toujours plus de souveraineté
« L’énergie et l'électricité sont devenues la monnaie de la géopolitique moderne. Maîtriser son énergie, c’est maîtriser son avenir », assure la directrice de l’action régionale. En 2026, Le groupe EDF continuera donc de mener des actions en faveur de la souveraineté énergétique. « On a des sites industriels stratégiques, des projets dans le nucléaire, le renouvelable, et notre région est un pilier de la relance industrielle pour la sécurité énergétique nationale sur le moyen et le long terme. » Cette année, en plus de fêter ses 80 ans, EDF participera notamment aux Assises européennes de la transition énergétique et clôturera le projet Response après 5 ans. Des projets de mobilité électrique, de réindustrialisation du territoire, de production d’énergies renouvelables, en lien avec les entreprises, les collectivités et les associations sont aussi à l’agenda. « En 2025, nous avons montré que la force du collectif est notre meilleur atout et nous serons encore plus mobilisés pour continuer de proposer une électricité abondante, compétitive, bas carbone et accompagner tous ceux et toutes celles qui veulent agir pour un avenir durable.Ensemble en 2026, nous continuerons de faire de la Bourgogne-Franche-Comté un territoire exemplaire de la transition énergétique. »
Déborah Vital
