23 avril 2025
Avec 538 millions d’euros engagés en 2024, la Banque des territoires s’implique aux côtés des collectivités, des bailleurs sociaux et de la filière médico-sociale pour transformer la vie des habitants.
« Notre implication traduit un acte fort sur la vie quotidienne des citoyens » résume Mathieu Aufauvre, directeur régional de la Banque des Territoires Bourgogne-Franche-Comté. L’établissement public a accompagné les projets du territoire à hauteur de 538 millions d’euros au cours de l’année 2024. En Côte-d’Or, le partenaire financier a débloqué 52 millions d’euros au profit des bailleurs sociaux, 6,5 millions d’euros pour le secteur public et 12,1 millions d’euros destinés à l’habitat spécifique. « Nous intervenons sur trois volets : la création, la construction et la réhabilitation de logements sociaux; la construction et la rénovation énergétique de bâtiments publics que ce soit des écoles, collèges, lycées ou mairie ; et enfin des structures de santé médico-sociale avec des EHPAD, des résidences-services ou encore des foyers d’aide sociale à l’enfance » détaille le directeur régional.
Concrètement, en 2024, la Banque des territoires a ainsi participé à la création de 567 logements en Côte-d’Or, à la réhabilitation de 230 logements sociaux et à l’installation de 36 lits et places en hébergement spécifique. « Nous avons prêté trois millions d’euros pour la rénovation des réseaux d’eau et d’assainissement de la communauté de communes Auxonne-Pontailler Val-de-Saône ou encore 1,9 million d’euros pour la réhabilitation et l’extension de la bibliothèque de Chenôve. » Mais comme le rappelle Mathieu Aufauvre, son établissement intervient sur tous les types de territoires « tant qu’il y a des projets ». À Semur-en-Auxois, il a ainsi débloqué 547 000 euros de prêt « catastrophe naturelle » pour la réhabilitation de voiries ou encore engagé 239 000 d’euros pour la réhabilitation énergétique de la mairie de Moitron. La Banque des territoires a également contribué au financement de la nouvelle gendarmerie Orvitis de Nuits-Saint-Georges à hauteur de 4,6 millions d’euros de prêt ou participé à la compensation collective agricole pour la communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges avec des consignations de 120 000 euros. « Nous sommes aux côtés des élus pour faire émerger leur projet tant dans la transformation écologique qu’au registre de la cohésion sociale et territoriale. »
Une épargne au profit des territoires
Outre ces financements, l’établissement public veut se positionner comme un conseil des élus locaux pour leur projet d’aménagement du territoire. « Nous avons des crédits d’ingénierie, nous nouons un dialogue, apportons une technicité et un regard extérieur tout en restant à notre place. » Le déploiement d’un réseau, un éclairage public, l’aménagement d’un quartier ou l’implantation de logements… Autant de projets sur lesquels la Banque des territoires est susceptible d’intervenir. « Nous avons engagé 600 000 euros d’ingénierie en Côte-d’Or en 2024 pour apporter du pragmatisme et planifier des projets de territoires. »
L’argent engagé par la Banque des territoires provient de l’épargne des Français à travers le livret A, le livret de développement durable et le livret d’épargne populaire. « On ne négocie pas les taux auxquels les collectivités empruntent, ils sont universels afin de donner à tous les territoires un même accès à la ressource. » Les taux s’avèrent intéressants au regard de certaines conditions du marché financier. « Nous accordons des prêts sur 40 ans sur certains sujets comme la transition énergétique car les investissements se font dans la durée comme un réseau d’assainissement. Les longues durées augmentent les capacités financières des collectivités. » Sans forcément le savoir, les Français participent au développement des territoires.
Nadège Hubert
