Grand Besançon Métropole et ENGIE lancent le démantelement progressif de la grande cheminée de Planoise à Besançon, marquant la fin de l'époque fossile du réseau de chaleur de la ville.
Construite en 1972 pour accompagner le développement du quartier de Planoise, l’imposante cheminée de la chaufferie de Planoise a fait partie du paysage bisontin pendant plus de cinquante ans. D’une hauteur de 62 mètres, elle était indispensable pour disperser les fumées issues de la combustion du fioul lourd, puis du charbon à partir de 1983. L’installation a permis de chauffer des milliers de foyers, le CHU, et de nombreux bâtiments publics et tertiaires, contribuant à l’histoire et au confort de la ville.
Aujourd'hui Grand Besançon Métropole tourne la page : engagé dans une profonde mutation, le réseau de chaleur a progressivement abandonné les énergies fossiles. L’arrêt de l'utilisation du charbon en 2017 et du fioul lourd en 2021, grâce à la mise en service de chaudières biomasse, puis de l’optimisation de la reprise de chaleur de l’usine d’incinération, a rendu cette cheminée historique obsolète. Elle sera donc démolie progressivement par “grignotage” du sommet vers la base pendant 6 semaines, dans un dispositif confiné permettant de limiter les émissions de poussières. Ce chantier s’inscrit dans un programme plus large de transformation du site, qui comprend également la dépose des anciennes installations charbon et fioul. À terme, les espaces libérés permettront l’implantation de nouveaux équipements, notamment des dispositifs de récupération de chaleur sur les fumées de combustion afin d’optimiser la performance énergétique du réseau grâce à 5,1 MW de puissance supplémentaire.
« La démolition de cette cheminée est un acte symbolique fort. Nous tournons la page de notre passé industriel lié aux énergies fossiles pour écrire un nouveau chapitre, celui d’un avenir plus durable pour Besançon. Cette transition énergétique, visible de tous, se traduit par des bénéfices concrets pour les habitants : une chaleur plus propre, plus locale et à un coût maîtrisé », résume Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole maire de Besançon.
Le développement du réseau se poursuivra jusqu'en 2030, où il s'étendra sur 74 km pour alimenter 23 000 équivalents-logements, soit près d’un Bisontin sur quatre. Ces avancées permettront d'éviter l'émission de 35 000 tonnes de COâ?? chaque année, consolidant le rôle du réseau comme un outil majeur de la transition énergétique du territoire.

