La CAF du Doubs, partenaire des stratégies familiales des élus locaux

23 avril 2026

À partir d’un diagnostic qui s’appuie sur les spécificités de chaque territoire, la CAF du Doubs accompagne les décideurs dans la mise en place des projets capables de répondre aux problématiques des familles.

La CTG, ou convention territoriale globale, est une convention-cadre politique et stratégique qui permet d'élaborer et de mettre en œuvre un projet social de territoire. Au-delà de cette définition quasi-administrative, il s’agit surtout de la façon dont la CAF soutient l’action des élus locaux en direction de la petite enfance et des familles. Jour après jour, l’équipe de huit chargés de conseil et de développement accompagne les projets de l’idée à leur réalisation. Petite enfance, parentalité, animation vie sociale et enfance jeunesse s’inscrivent comme les quatre socles sur lesquels la CAF travaille avec les acteurs locaux. « Nous partons de la réalité du territoire en réalisant un diagnostic qui prend en compte les spécificités de chaque territoire pour définir les solutions, imaginées par des groupes de travail, et pour lesquelles la CAF pourra apporter des leviers financiers », explique Julie Vuillez, responsable adjointe du département action sociale de la CAF du Doubs.

Le Doubs, un territoire aux multiples facettes

Entre le bassin bisontin, pôle administratif, universitaire et économique ; le Haut-Doubs, situé en zone frontalière, qui dispose d’un pouvoir d’achat plus important mais aussi d’une population rurale ; ou encore le Pays de Montbéliard, territoire industriel par excellence victime de la désindustrialisation avec une population au fort taux de pauvreté, le Doubs ne peut se résumer à une seule et unique situation. « Les besoins d’accueil varient en fonction du territoire. Avec des journées plus longues en Suisse, les familles ne profitent pas toujours d’une solidarité familiale. Le besoin pour l’accueil est donc plus prégnant », précise Lionel Manière, responsable du service.

Pour autant, une fois les besoins identifiés, aucun projet ne peut prendre vie sans la volonté politique pour le mettre en œuvre. À titre d’exemple, une crèche avec des horaires atypiques a vu le jour à Pontarlier pour répondre aux frontaliers. « La CTG permet aux élus de partager les constats tandis que la CAF leur apporte son regard », complète Lionel Manière. Grâce à une excellente connaissance de chaque territoire qu’ils se répartissent, les huit chargés de conseil et de développement se positionnent comme des interlocuteurs privilégiés. « La CAF est présente depuis plus de 30 ans sur les territoires, elle dispose non seulement d’une connaissance mais aussi d’une reconnaissance pour son travail aux côtés des élus. Nos équipes font remonter les indicateurs et guident les élus dans leur nécessaire analyse pour dessiner une réalité. » Pertinence et faisabilité des projets sont ainsi étudiées conjointement, la CAF ne se limitant pas au statut de « pourvoyeuse de financement », insiste Julie Vuillez, qui se réjouit que les porteurs de projets, collectivités ou associations, contactent la CAF en amont des projets.

Projet d'Houtaud ©CAF25

Répondre aux enjeux de société

L’INSEE notamment a constaté la baisse de natalité de près de 25 % dans le Doubs depuis 2000. Une situation qui impacte le travail de la CAF. « La phase conseil prend de l’ampleur, nous sommes là pour aider les structures et les territoires à rétablir la situation et à inverser la tendance », souligne Lionel Manière. Pour soutenir la parentalité et la petite enfance, priorités des élus, la CAF prévoit de rencontrer les nouveaux élus dans les prochaines semaines et mois.

« Désormais, les communes sont les autorités organisatrices à la fois dans l’observation des naissances mais aussi des modes d’accueil sur leur territoire avec l’assistance des relais petite enfance. Mais qui dit nouvelle compétence dit aussi nouvelle responsabilité », considère Julie Vuillez, qui souhaite que la CAF guide, acculture, épaule et éclaire les élus sur l’intérêt de ce service public pour l’accueil des enfants et des familles. « C’est aussi un facteur d’attractivité pour l’installation de nouvelles familles, cela crée de nouveaux pôles et de nouveaux flux, contribuant au dynamisme d’une commune ou d’un EPCI. »

Projet d'Houtaud ©CAF25

Des projets dans tout le Doubs

En 2025, la CAF du Doubs a débloqué plus de 50 millions d’euros au profit des projets des territoires, dont 18 millions pour les crèches seules. Elle a, entre autres projets, contribué à la réalisation de la maison des assistantes maternelles d’Hérimoncourt, à l’ouverture de deux nouvelles places en crèche à l’Isle-sur-le-Doubs, de huit places complémentaires à Levier ou dix places supplémentaires à la crèche de Palente à Besançon ou encore à l’ouverture d’une structure de 12 places à Houtaud. Chaque fois, la CAF et les élus locaux collaborent pour penser le projet le plus adapté. « Sur Pays de Montbéliard Agglomération, par exemple, il est fondamental de garder des places à tarif modulé pour répondre à un enjeu de société lié aux différents profils et aux personnes sans emploi », souligne Julie Vuillez, tandis que Lionel Manière complète : « Sans la participation de la CAF, la collectivité ne peut pas ouvrir les structures ou elle le ferait avec des places à un coût trop élevé. »

En 2026, la CAF du Doubs se réjouit que plusieurs projets aboutissent comme les huit nouvelles places de la halte-garderie Clairs Soleils à Besançon, l’extension de dix places à Montferrand-le-Château ou celle de Valdahon-Pontarlier. « C’est un territoire dynamique du Haut-Doubs avec un taux de place par enfant encore faible. » Avec les prestations de service de la CAF, plus de 100 crèches profitent d’un financement dans le département tandis que 700 structures sont financées.

Nadège Hubert