Nouveau président de l’office de tourisme de la communauté d’agglomération Beaune Côte et Sud, Denis Thomas veut écrire une nouvelle page sur laquelle locaux et visiteurs se côtoieront de façon harmonieuse.
Pour beaucoup de monde, les règles de base du respect, du civisme et de la bienveillance s’appliquent même lorsque vient l’heure des vacances sur un autre territoire. Pourtant Denis Thomas, président de Beaune Côte et Sud délégué en charge de l’administration générale, de l’attractivité et du tourisme, souhaite que les visiteurs prennent conscience que son territoire est « une usine à ciel ouvert où il faut respecter ceux qui y travaillent, qui construisent les paysages qui les attirent. » Si le tourisme s’impose comme l’un des deux piliers du Beaunois avec la viticulture, il met en lumière la nécessité de les marier dans le respect de leurs spécificités. « Nous avons besoin de maitriser les flux pour avoir un tourisme de qualité plutôt que de quantité. »
Quand un cycliste se laisse surprendre par un ouvrier qui sort d’un rang de vigne, il reste important de rappeler les exigences de travail des uns et la méconnaissance des autres. « Une véloroute n’est pas une voie verte dédiée aux vélos mais une route partagée avec les autres usagers. » Pour encourager les règles de bonne conduite, l’office de tourisme de Beaune Côte et Sud adressera une charte de bonne conduite aux différents acteurs et prestataires du tourisme local pour donner un cadre alors que 93 000 vélos sillonnent les routes tout au long de l’année.
Un intérêt partagé
Les locaux doivent pour leur part se souvenir du poids économique du tourisme sur leur territoire et de son impact positif. « Nous touchons chaque année plus de deux millions d’euros de taxe de séjour. » Un chiffre que Denis Thomas souhaite voir augmenter au même rythme que celui des nuitées. « Beaune doit devenir une terre de destination et pas seulement être une terre de passage. » Alors qu’actuellement les touristes restent en moyenne 1,7 nuitée, il espère atteindre une moyenne à deux nuitées. Pour y parvenir, il estime qu’il faut travailler sur l’offre, la qualité d’accueil autant que celle des prestations. Il mise aussi sur la position stratégique du territoire. « Notre territoire est un poumon vert de demain entre Lyon et Paris. Je crois que le tourisme va devenir un tourisme de proximité. La plaine a ses richesses pour développer un tourisme vert, le bassin des Hautes-Côtes va se développer avec un tourisme plus serein. La route des Grands Crus est aussi un outil aussi à maîtriser et adaptable que nous allons revaloriser pour qu’elle s’affirme en mai 2027. »
Le président insiste aussi sur le nécessaire développement de la présence numérique du territoire, qui ne doit pas se faire au détriment de l’humain, ou encore sur l’attention à apporter aux personnes à mobilité réduite pour rendre la destination plus accessible.
Nadège Hubert