Après l’aire de covoiturage de Chevigny-Saint-Sauveur, les élus locaux ont inauguré, de l’autre côté de la métropole, celle de Plombières-lès-Dijon. Ce nouvel équipement traduit l’ambition du territoire en matière de mobilités durables et décarbonées.
« Le fait est que les déplacements représentent notre plus grande source d’émissions de COâ?? », a introduit François Rebsamen, président de Dijon Métropole, qui a précisé qu’ils atteignent 28 % du total des gaz à effet de serre émis. Pour l’élu, cette situation oblige à envisager d’ambitieux choix en matière de mobilités. C’est en ce sens qu’a été inaugurée l’aire de covoiturage de Plombières-lès-Dijon puisque la mobilité s’inscrit comme l’un des cinq piliers du Plan climat et biodiversité. « Elle est aussi ancrée dans les habitudes de nos habitants. Il suffit d’observer la hausse continue de la fréquentation observée sur le réseau Divia pour s’en convaincre. »
Pour François Rebsamen, il est donc nécessaire d’adapter le service à la dynamique engagée pour répondre aux niveaux d’affluence attendus. La troisième ligne de tramway dont la concertation s’est déroulée en 2025 participe de cet objectif. « Il ne s’agit en aucun cas d’ignorer les réalités et les besoins en menant une guerre dogmatique contre la voiture ou en stigmatisant les automobilistes. Mais il nous faut être pragmatiques et questionner nos usages. » Pas moins de 100 000 véhicules entrent et sortent chaque jour dans la métropole, motivés par les déplacements pendulaires entre le domicile et le travail. D’ailleurs, il n’y a en moyenne qu’un passager par voiture. « La pratique du covoiturage progresse. Timidement, mais elle augmente selon les résultats du 8e baromètre de l’autosolisme. » L’inauguration de la nouvelle aire accompagne l’essor de la pratique avec une solution concrète.

Des outils concrets et des projets à venir
Après trois parkings-relais, trois aires de covoiturage voient le jour une à une. 39 places sont désormais disponibles à Plombière-lès-Dijon pour compléter l’offre de Chevigny-Saint-Sauveur et de Fénay, qui ont été inaugurées en avril 2025 et en octobre 2022. « J’ai eu vent du franc succès rencontré par ces équipements et je m’en réjouis. Il faut dire qu’ils ont été pensés en lien avec les usagers, de manière à proposer un service au plus proche des besoins. » Une manière concrète de limiter le nombre de véhicules sur le territoire métropolitain. À deux pas de la Lino, desservie par une ligne de bus et connectée au réseau cyclable, l’aire de covoiturage joue pleinement son rôle de plateforme intermodale, prenant en compte tous les bassins de population par un stratégique positionnement en bordure de métropole. « Nous sommes déterminés à approfondir la démarche en travaillant au déploiement d’un réseau de transports collectifs à l’échelle de notre aire d’attraction. » François Rebsamen met ainsi en avant son souci de multiplier les coopérations entre les territoires autour d’enjeux et d’intérêts communs.

« C’est pourquoi nous nous sommes emparés de la possibilité donnée par la loi de créer un service express régional métropolitain. Le projet de Serm du Dijonnais est – si je puis dire – sur les rails. Il rassemble 17 EPCI, autour de Dijon Métropole, de l’État et de la région Bourgogne-Franche-Comté, soit une coopération inédite à cette échelle. Cet ambitieux projet changera, à n’en pas douter, le visage de la mobilité au sein de notre aire d’attraction et contribuera à rapprocher encore davantage le rural et l’urbain. » La Métropole œuvre pour une mobilité durable, au bénéfice de toutes et tous, une écologie populaire qui ne laisse personne de côté, une écologie du quotidien.
Nadège Hubert
