A tout âge, se faire des amis, et plus si affinités

19 février 2026

Loin de l’image de la grand-mère qui regarde son programme télé fétiche avant de préparer des gâteaux ou du grand-père qui attend que le temps passe en regardant passer les voitures, les habitants des résidences Sérénitis vivent une deuxième vie faite de convivialité, d’activités, de bienveillance, d’amitié, voire même de nouvel amour.

La solitude pourrait être pesante à la retraite, en particulier après avoir perdu celle ou celui qui partageait le quotidien. Heureusement, dans les résidences Sérénitis d’Orvitis, la solitude est plutôt choisie car tout est pensé pour faciliter les rencontres, si chacun y met du sien. « Je cherchais un appartement à Dijon après ma vie professionnelle et je suis tombée sur une affiche Sérénitis. En me renseignant, j’ai été intéressé par la résidence intergénérationnelle et la salle des résidents où on peut se croiser, discuter » explique Gérard, 69 ans, qui occupe un appartement rue de Colmar. « Je n’avais aucune idée de ce que ça allait être au niveau relationnel et je n’ai pas été déçu. » Le dynamique et avenant retraité liste aussi bien son voisin, Fred, toujours en activité, mais avec lequel il partage régulièrement des apéritifs ou un café. « On s’entraide, on discute. On s’est tout de suite entendu. » Mais surtout, il met en avant la salle des résidents, un espace propre à chaque résidence Sérénitis, dédié aux plus de 65 ans uniquement. « On profite d’ateliers organisés par des associations comme Binome 21, on s’y retrouve pour boire un café, chacun son tour amène un gâteau, on se lance des jeux de société… » Un groupe WhatsApp permet à ceux qui le souhaitent de communiquer et de se donner rendez-vous dans la salle. Serviable, Gérard donne aussi un coup de main aux familles qui manquent de temps en servant de point de dépôt pour les colis ou prête sa place de parking quand elle est inoccupée par ses proches. « Je n’ai jamais connu ça ailleurs, je suis content de vivre dans un lieu où tout le monde s’entend globalement bien. Il n’y a pas le même anonymat que dans un immeuble classique. On a quand même quelques petites incivilités, tout n’est pas parfait mais ici, je me sens bien. C’est l’essentiel et même mon médecin a constaté que j’étais en meilleure forme », souligne l’ancien commercial.

Gérard ©Nadège Hubert

Entre copines

Parce qu’une résidence Sérénitis, ce n’est pas un EHPAD. Chacun dispose de son appartement, du studio au F3. Josyane occupe un appartement à deux chambres dans la résidence de Sennecey-lès-Dijonvivais.  et a contribué à décorer le lieu, avec d’autres habitants. « J’ai retrouvé l’esprit village que j’ai connu à Le Puley, en Saône-et-Loire, où je vivais. Je me sens en sécurité. » Quand son mari est tombé gravement malade, le couple a déménagé pour se rapprocher de sa fille et des services en 2019. Au décès de son époux, en 2022, Josyane, 71 ans, a pu compter sur la convivialité et la gentillesse de ses voisins. « J’ai commencé à discuter avec Marie-Rose et à la conduire ici ou là. À force, on est devenue amie. » Au sortir du Covid, la salle de convivialité a commencé à accueillir des animations organisées par un service civique mais aussi des moments initiés par les résidents eux-mêmes. « Nous sommes un petit groupe mais tout le monde peut se joindre à nous. » Pleine d’énergie, la septuagénaire sourit même d’avoir joué les entremetteuses entre l’un de ses voisins et une dame locataire d’un appartement Orvitis dans le bâtiment voisin. « Elle vient partager des moments avec nous. » Le premier dimanche du mois, tous les deux mois, le groupe se retrouve pour un repas dont le menu a été élaboré en amont et où chacun met la main à la pâte. Josyane insiste sur sa « solitude choisie » où les liens sociaux ne s’imposent pas mais se font au rythme de chacun. Elle évoque également la chance de pouvoir se tourner vers ses voisines et amies quand le moral n’est pas au rendez-vous.  « On veille les uns sur les autres et nous avons une super gestionnaire qui s’assure aussi que tout le monde aille bien. »

Josyane ©Nadège Hubert

Plus que des voisins, des amis

À Fontaine-lès-Dijon, Nelly et Habib vivent sur le même palier. Veuve, sa maison était devenue trop grande, autant que l’appartement d’Habib au décès de sa femme. La résidence Sérénitis répondait à leurs besoins avec un gestionnaire de résidence présent plusieurs fois par semaine mais une indépendance et une autonomie propres à chacun. « Il vient nous aider à changer un joint ou une ampoule, par exemple », précise l’octogénaire. À côté de cette présence, les deux voisins qui se croisaient dans le couloir ont d’abord poursuivi leurs activités, l’un professeur bénévole en maison d’arrêt, l’autre allant régulièrement chez sa belle-sœur. La fatigue pour l’un et la perte d’une proche pour l’autre les ont confrontés à la solitude. « Un jour, Habib m’a proposé de faire un jeu, donc on a commencé des parties de Scrabble. » Au fil du temps, les voisins deviennent amis et partagent d’autres moments, regardant souvent la télé ensemble le soir, après avoir pris chacun son diner à domicile, une façon de lutter contre le poids de la solitude, le soir venu. « Si on n’est pas d’accord sur le programme, on reste chacun chez soi », sourit Habib, 79 ans. « Avant que l’on regarde la télé tous les deux, je lisais au lit parce que je ne voulais pas la regarder seule. » Les deux amis déjeunent également ensemble plusieurs fois par semaine. « Il y a une bonne entente dans la résidence aussi, de l’entraide, notamment quand il y a un malade. On vit dans une bonne ambiance mais parfois certaines affinités sont plus fortes comme entre Habib et moi. » À côté, la salle commune joue également un rôle majeur puisque les résidents s’y retrouvent pour une soirée raclette, la fête des voisins ou un après-midi crêpes. « On a peu de situations conflictuelles car il n’y a pas d’enfant dans la résidence, pas de bruit. On arrive à un âge où on sait relativiser, mais c’est bien que l’on soit tous dans la même situation », insiste Habib. Les deux amis, tout comme Gérard ou Josyane, profitent aussi des évènements organisés par Orvitis, que ce soit pour une sortie ou un spectacle à l’occasion de la semaine bleue. Sérénitis, plus qu’un nom ou un concept, une réalité : la sérénité pour les résidents.

Nadège Hubert

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