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De gauche à droite sur la photo, 3 générations de Pennequin : Pierre Alexandre, Francis, Roland et Jean Baptiste.
16 juillet 2026
Si avoir 20 ans, s’apparente au bel âge, en avoir 125 traduit sans aucun doute une certaine maturité et une expérience reconnue. L’entreprise Pennequin a fêté cet anniversaire majeur alors que la cinquième génération commence progressivement à prendre le relais.
Entre Mirebeau-sur-Bèze et Pontailler-sur-Saône, l’aventure Pennequin voit le jour en 1900 dans le village de Charmes quand Henri Pennequin créé une entreprise artisanale de maçonnerie. Depuis, tout s’est enchainé et l’activité n’a cessé d’évoluer, de s’enrichir sans jamais renier ses origines et son savoir-faire. En 1925, Fernand installe son entreprise à Mirebeau-sur-Bèze en s’ouvrant progressivement au génie civil ainsi qu’aux canalisations. Dans la France d’Après-Guerre, à l’heure de la reconstruction, une première pelle mécanique assiste Fernand qui s’emploie à répondre aux besoins en terrassement. Avec un soupçon de fierté dans la voix, Francis Pennequin précise : « La première pelle mécanique à Dijon appartenait à Pennequin. » Elle servira sans doute à la construction du premier bâtiment réalisé par l’entreprise dans la capitale des Ducs, son propre siège, en 1954. Les chantiers s’enchainent, l’entreprise Pennequin marque peu à peu le territoire de son empreinte.
En 1970, Michèle, Bernard et Roland reprennent le flambeau et ouvrent un département dédié à la démolition. Complémentaires, ils développent l’entreprise avec ses engins floqués d’orange et de bleu. D’abord conducteur de travaux, Francis fait son entrée dans la société en 1982 et accompagne la croissance des activités de terrassement, de voirie mais aussi de démolition. Les techniques évoluent, le savoir-faire reste intact tandis que le souci du recyclage s’installe quant à lui dès 1988 avec l’acquisition d’une centrale mobile consacrée. Référence dans son domaine, Pennequin s’illustre sur d’importants chantiers comme le parking Darcy ou l’Auditorium. Francis prend ensuite la direction en 1997 et s’engage pleinement sur son territoire et dans sa filière en président notamment la FRTP de 2009 à 2014.
La 5ème génération se met en place
Une nouvelle activité s’ajoute à la palette que maitrise déjà Pennequin : l’exploitation de la carrière de Prenois. Après un DUT Génie civil développement durable et une école d’ingénieurs aux Arts et Métiers spécialisés dans la déconstruction, le démantèlement et l’écoconception, Pierre-Alexandre Pennequin rejoint son père en 2016. Son frère Jean-Baptiste passe le même DUT avant de poursuivre par une année de conduite de travaux à l’ESTP et un master gestion PME-PMI et intègre l’entreprise familiale en 2019. « C’est leur choix, je ne leur ai rien imposé car je pense que ça ne marche pas » souligne Francis Pennequin qui se réjouit cependant de les avoir à ses côtés.
Alors que l’âge de la retraite a sonné, il a passé sa carrière à se mettre au service des territoires et des communes en particulier car « elles sont la base de la pyramide. » Pendant plusieurs décennies, il a mis un point d’honneur à poursuivre le travail de ses ancêtres tout en garantissant qualité de la prestation et délai respecté à ses clients. « On ne vient pas nous voir pour le prix. Même s’il est juste, ce n’est pas le plus bas mais nos clients savent ce que nous leur apportons. Notre métier c’est d’amener des solutions, pas de créer des difficultés. » Désormais, le groupe Pennequin s’appuie sur deux entités et cinq têtes. Pennequin, travaux publics et démolition d’un côté, Pennequin produits bétons prêts à l’emploi de l’autre. Pour les têtes, Jean-Baptiste s’occupe de Pennequin bétons et Pierre-Alexandre de l’activité de démolition. A leurs côtés, Guillaume Toupenet a pris la charge de Pennequin travaux publics, appuyé par Pascal Thomas sur la partie administrative.
La cinquième tête ? Celle de Francis Pennequin, toujours là pour épauler la montée en puissance de la cinquième génération et rappeler ce qui a fait la longévité de la PME familiale : « La proximité des territoires, l’écoute du besoin de nos clients pour l’identifier au mieux et y répondre en les conseillant sur la solution la plus appropriée grâce à notre expérience, nos compétences et les savoir de nos collaborateurs. » En attendant que la cinquième génération apporte sa touche à la saga.
Nadège Hubert